Une septième semaine de confinement placée sous le signe du questionnement…

Le mot du pédagogue

Que nous soyons jeunes ou moins jeunes, à la veille de cette septième semaine de confinement, il est bien légitime de se poser moult questions par rapport à l’avenir… Les effets d’annonces puis de contre-annonces sur les médias ne rassurent personne, bien au contraire… Un trop grand nombre de personnes que j’ai au téléphone par le biais de l’école ou du Cercle des Parents pas Carrés, sur la commune, me disent avoir le moral en berne, s’ennuyer et ressentir le besoin de pleurer… Je peux les comprendre, mais ce n’est surtout pas le moment de flancher !

On nous parle de déconfinement certes, mais toutes les informations qui se contredisent sur ce sujet n’aident pas à y voir clair, à pouvoir discerner ; elles ne permettent pas de comprendre l’organisation qui va se mettre en place. C’est flou, même si cette situation inédite ne facilite absolument pas la tâche de nos gouvernants. De plus, je trouve que les médias, depuis vendredi, sont très anxiogènes : on nous montre des reportages peu rassurants ; on utilise des mots qui « percutent » les téléspectateurs. Alors, je vous propose plutôt d’écouter les informations à la radio ou de lire la presse écrite : elles sont plus succintes évidemment, mais l’essentiel est dit.

En tant que pédagogue, je m’interroge sur le retour des enfants à l’école le 11 mai… Lors d’une allocution télévisée du Président de la République, ce dernier a martelé cette phrase : « Nous sommes en guerre ». Mais alors, lors d’une guerre justement, est-ce que ce sont les enfants que l’on envoie sur le front ?

Et en tant que père d’enfants scolarisés, je m’interroge, et c’est bien légitime, me semble-t-il ? J’attends avec impatience le discours de notre Premier ministre pour répondre à mes questions et pour essayer d’apaiser mes craintes.

Alors, pendant cette septième semaine de confinement, je vous invite à écouter de la musique et à faire de la méditation : cela apaise bien des maux. En effet, les enfants, et même les adultes, sont aujourd’hui agités, dispersés, stressés. De plus, on nous annonce une semaine bien agitée sur le plan météorologique. Alors, il faut trouver la solution pour apaiser tout le monde. Comment apprendre à nos jeunes à se concentrer, à se libérer de cette situation étrange et anxiogène, à « faire le vide »? La méditation est un outil simple et efficace. Elle s’adapte parfaitement aux besoins des uns et des autres et procure des bénéfices scientifiquement validés. Vous pouvez aller consulter des sites sur internet ou lire le livre d’Eline Snel : « Calme et attentif comme une grenouille ».

Faites des choses qui vont vous apaiser ! Vous seul(e)s détenez la clé : vous vous connaissez et savez bien ce qui peut vous calmer, apaiser vos tensions. Je vous fais confiance ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’appeler !

Bonne méditation !

Christophe Labrousse

Directeur-fondateur de l’École-Collège Savio