Son histoire

Lorsque l’histoire commence, Christophe Labrousse a 28 ans ! Déçu par ses expériences au sein de l’Éducation nationale, il décide, en 1996, de fonder sa propre école. Il a toujours voulu enseigner, mais de là à se lancer dans l’aventure de la création d’une école, il y a un très grand pas, du point de vue matériel en particulier, qu’il ne va pas hésiter à franchir. Épaulé par Isabelle, sa future épouse et par des parents en rébellion contre l’immobilisme de l’institution qui lui font confiance, il fonde le Collège Dominique Savio. 

Le choix de Saint-Léger-de-la-Martinière

La première démarche consistera à trouver un lieu où installer cette école, si possible proche d’une gare, pas trop éloigné des familles qui vont suivre Christophe Labrousse et, très rapidement, Isabelle étant originaire des Deux Sèvres, la commune de Saint-Léger de la Martinière s’impose grâce à Patrick Chatelin, son maire. Séduit par le projet, celui-ci propose de louer une grande bâtisse, la Bertramière, une ancienne école, contre un loyer mensuel de 500F. Situé dans un cadre verdoyant, éloigné des perturbations urbaines, le lieu est idéal. C’est une aubaine, cependant le loyer reste trop élevé pour les modestes moyens de l’association loi 1901 que Christophe Labrousse a mise sur pied et qui va devoir, par ailleurs, assurer de gros travaux de réhabilitation dans cette demeure restée inoccupée pendant plus de dix ans.

Une véritable chaîne de solidarité, qui ne se démentira pas au fil des années, va alors se déployer autour du jeune directeur. Dix parents motivés mettent 300 000F sur la table et créent une SCI qui devient propriétaire du bâtiment.

Restent les travaux : gros nettoyage, peinture, bricolage… Tout le monde met la main à la pâte et les artisans du bâtiment qui travaillent sur le site concèdent des délais de règlement tout à fait exceptionnels pour les volets et les fenêtres.

Au fil des années, les travaux sont complétés, des plantations et de la verdure apparaissent et contribuent à enjoliver le cadre dont bénéficient les élèves aujourd’hui.

L’École à son ouverture (1996)

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L’École aujourd’hui (2015)

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UNE ADMINISTRATION ÉGALE À ELLE-MÊME

Christophe Labrousse n’échappe pas aux tracasseries administratives et les démarches à la préfecture pour créer une école hors-contrat sont épiques. Rappelons le statut d’une école hors contrat pour bien comprendre le problème. Il existe en France des écoles publiques, des écoles privées sous contrat et des écoles hors-contrat. Ces dernières n’ont pas passé de contrat avec l’État tel que l’entend la loi Debré de 1959 et sont libres de leurs méthodes pédagogiques, de leurs programmes et du choix de leurs équipes. Ces écoles privées hors contrat enrichissent l’offre scolaire française et sont majoritairement laïques, mais dans l’esprit de l’administration école privée rime avec école religieuse. Si bien que la préfecture obligera Christophe Labrousse à intégrer dans le nom de l’école celui d’un saint ! C’est ainsi que l’école prend à l’origine le nom de Maison Saint Dominique Savio, un saint ayant fait preuve d’une grande vertu, mais l’appellation est bien loin du Carpe Diem que souhaitait Christophe Labrousse en hommage au film Le cercle des poètes disparus.

Autant l’administration a pesé dans le choix du nom, autant elle laissera le directeur se débrouiller seul, sans aide ni conseils, pour les problèmes de sécurité, restauration… Rattachée à l’Éducation nationale, la Maison Saint Dominique Savio est en parfaite adéquation avec les normes en vigueur et elle est régulièrement visitée par ses inspecteurs ainsi que les représentants de la commission de sécurité, ceux de la DDASS et de la médecine scolaire. Les RG eux-mêmes sont venus vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une secte !

UNE EXPÉRIENCE SUSCITANT UN INTÉRÊT MANIFESTE

Partie de 18 élèves la première année, la fréquentation de l’école est passée à 23 enfants la deuxième pour grimper à et atteindre une quarantaine de filles et garçons à la rentrée 2015.

Les élèves de 2002

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Les élèves de 2015

Photo de Classe

L’expérience intéresse sans aucun doute. Luc Ferry, à l’époque où il était ministre de l’Éducation nationale avait manifesté son intérêt en recevant Christophe Labrousse. Cependant l’école n’a jamais pu compter sur la moindre subvention ou aide financière, mais les choses bougent. Au seuil de cette vingtième année les résultats de l’école sont reconnus et Christophe Labrousse intervient désormais régulièrement à la radio (entre autre sur D4B, l’émission hebdomadaire L’éducation et vous), dans des séminaires et conférences et la presse écrite s’intéresse à son action.

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