À la Une

Première permanence du Cercle des Parents pas Carrés à Melle

Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’à compter du

Vendredi 21 septembre 2018 

L’école des parents « Le Cercle des Parents pas Carrés

Ouvrira sa première PERMANENCE HEBDOMADAIRE  à

Mairie de MELLE

Salle Waldeck Rousseau

Tous les vendredis de 14h à 16h

Christophe Labrousse, éducateur, directeur-fondateur de l’École-Collège Savio  accueillant à Saint-Léger de la Martinière des enfants en difficulté et créateur de l’école des parents le « Cercle des Parents pas Carrés », recevra les parents, beaux-parents et grands-parents rencontrant des difficultés avec leurs enfants et/ou petits-enfants. Ces permanences sont un lieu d’écoute et d’échange devant permettre de venir en aide aux familles et de désamorcer des situations conflictuelles. Par ailleurs, en cas de pathologie avérée, Christophe Labrousse réorientera vers des professionnels compétents.

Christophe Labrousse se tient à votre disposition pour en parler plus longuement avec vous si vous le souhaitez.

Contact :

Tél : 05 49 27 14 74 – 06 31 99 30 51

e-mail : chrislabrousse@wanadoo.fr

15, la Bertramière – 79500 – Saint-Léger de la Martinière

L’autre gâteau au chocolat d’Amélie

Amélie, la jeune chef de Savio a plus d’un tour dans son sac et si son gâteau au chocolat et aux courgettes remporte un grand succès auprès des Saviotins, elle propose néanmoins d’autres gâteaux qui sont également très appréciés des élèves, dont son gâteau au chocolat tout simple et facile à réaliser.

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : 20 minutes

Température du four : 180°

Ingrédients pour 8 parts

200 g de chocolat

100 g de beurre

3 œufs

100 g de sucre

50 g de farine

Préparation

Faire fondre le chocolat au bain-marie

Bien mélanger le tout

Verser la préparation dans un moule beurré (ou en silicone, ou garni de papier sulfu)

Mettre au four

Se régaler sans modération !

CDS News – 12 novembre 2018

Le gâteau aux carambars

Amélie, la chef de Savio, a commencé en septembre à communiquer les recettes que les Saviotins apprécient le plus afin qu’elles puissent être réalisées à la maison. En voici une nouvelle, facile à faire et succulente. De plus, elle rajeunira les parents qui y goûteront : le gâteau aux carambars qui finalement n’est pas trop sucré en bouche !

Temps de préparation : 25 minutes

Temps de cuisson : 30 à 35 minutes selon votre four

Température du four : 180°

Ingrédients pour 4 personnes

150 g de farine

I/2 sachet de levure

125 g de sucre en poudre

2 œufs

120ml de lait

120 ml d’huile de tournesol

20 carambars

20 cl de crème

1 noix de beurre (équivalent d’une cuillère à café)

Mélangez la farine, la levure et le sucre

Puis ajoutez les œufs un par un, le lait et l’huile

Versez l’appareil dans un moule en silicone (ou un moule beurré ou avec papier sulfu)

 

Faites fondre les 20 carambars dans une casserole avec la crème fraiche. Faites chauffer sans cesser de remuer jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.

Ajoutez alors le beurre et remuez.

Versez ensuite cette préparation sur la première couche qui se trouve dans le moule.

Incorporez-là avec une fourchette tout en restant en surface, sans attaquer la première couche.

Mettez au four.

CDS News –  novembre 2018

Le Cercle des Parents pas Carrés : une école des parents à leur écoute

 De grandes modifications sont intervenues dans les relations parents-enfants ces dernières décennies qui laissent souvent les parents désemparés. C’est cette situation qui a conduit Christophe Labrousse, pédagogue, consultant en éducation, fondateur et directeur de l’École-Collège Savio à créer une école des parents : « Le Cercle des Parents pas Carrés », constituée en association loi 1901 depuis le 16 septembre 2017.

De nos jours, on donne beaucoup à l’enfant, à condition que sa conception du bonheur ne diffère pas de celle de ses parents, mais on en attend encore plus : l’enfant d’aujourd’hui doit être dans la performance et tout réussir.  Désorientés, les adultes ne savent plus très bien où se situer par rapport à leurs propres enfants et tout le monde, parents comme enfants, est dans la souffrance. Sensibilisé au problème, Christophe Labrousse a fondé « Le Cercle des Parents pas Carrés », une école originale qui travaille avec les parents sur les points qui posent problème dans cette société en profonde mutation où tout va de plus en plus vite.

LE CERCLE DES PARENTS PAS CARRÉS PROPOSE :

Des ateliers ou conférences-débats au cours desquels sont traités les thèmes essentiels, le plus souvent par Christophe Labrousse lui-même et, de temps à autre, par des intervenants, professionnels de l’éducation ou psychologues, sollicités pour enrichir les débats. Ces ateliers durant lesquels les parents peuvent intervenir, explorent un thème donné et proposent aux parents des solutions ou clés pour résoudre une situation critique. Ces clés, véritables outils, constitueront au fil des séances une boîte à outils utilisable par les parents en fonction de chaque situation. Ces ateliers ont lieu cinq fois par an et se réunissent à la Bertramière à Saint-Léger de la Martinière.

Des permanences en mairie qui sont des lieux d’écoute et d’information et orientent les parents vers des professionnels, lorsque cela est nécessaire. Les entretiens ont lieu sur rendez-vous. Permanence chaque vendredi de 14 h à 16 h à Melle et prochainement à Niort.

Des lettres d’information destinées à aider les parents à mieux comprendre leurs enfants, à favoriser une écoute mutuelle et à désamorcer les conflits familiaux. Ces lettres sont disponibles sur support papier  en version numérique. Onze lettres sont disponibles à ce jour traitant de thèmes récurrents et répondant aux nombreuses demandes des parents.

Une émission de radio consacrée à l’éducation sur la radio associative d4b « L’éducation et vous » chaque mardi de 14 H à 15 h. Animée par Christophe Labrousse cette émission aborde tous les sujets d’actualité dans le domaine de l’éducation ainsi que toutes les ficelles éducatives.

Contact : tél : 06 31 99 30 51 /  e-mail : chrislabrousse@wanadoo.fr

novembre 2018

 

Le Cercle des Parents pas Carrés : une vidéo explicative

Depuis le 24 octobre 2018, Christophe Labrousse présente dans une courte vidéo sur Youtube, l’école des parents qu’il a fondée : « Le Cercle des Parents pas Carrés ». En quelques minutes, Christophe explique l’objectif de cette association loi 1901 à laquelle tout le monde peut adhérer : permettre aux parents de discuter, d’échanger sur les problématiques rencontrées. « Le Cercle des Parents pas Carrés » propose son soutien et son aide aux parents les plus démunis et les réoriente vers des professionnels de l’éducation lorsque nécessaire.

Pour visionner cette vidéo, allez sur Google et tapez : présentation du Cercle des Parents pas Carrés par Christophe Labrousse sur Youtube.

CDS News –

Regards sur le handicap

Lors du Salon du Livre de Niort, le 20 octobre 2018, Michèle Bromet-Camou, psychologue clinicienne, formatrice en psychogénéalogie et en psychodrame à l‘École française de psychodrame, a donné une conférence sur le thème « Regards sur le handicap ». Conférence animée par Christophe Labrousse, directeur fondateur de l’École-Collège Savio et président de l’école des parents, le « Cercle des Parents pas Carrés ».

Michèle Bromet-Camou, en ouverture de cette séance, a expliqué combien le regard sur le handicap peut peser lourd et comment, à travers le regard des autres, il peut générer de la pitié, voire de la compassion. À l’origine ce mot était utilisé dans les courses de chevaux : on faisait porter aux chevaux les plus rapides des charges plus lourdes que celles des autres chevaux afin de les ralentir !

Selon MBC, ne devrions-nous pas nous demander si nous n’avons pas tous un handicap ? « Je pense que nous portons les charges de notre histoire et nous portons parfois ce qui appartient à nos ancêtres. Tout le travail de notre vie est, en fait, un travail d’infidélité à ceux qui nous ont précédés : il va falloir enlever toutes ces charges pour pouvoir vivre la vie que l’on veut.

Ce qui compte, c’est ce que nous allons faire de ces charges qui nous sont imposées. Nous devons faire en sorte que ce qui pourrait paraître un handicap devienne une force. Il faut se dire : « Avec tout cela, je peux tricoter quelque chose d’intéressant »

MBC a raconté comment elle avait eu la chance de travailler avec des enfants handicapés. Elle les a retrouvés vingt ans plus tard et elle a pu constater comment ils s’en étaient sortis, comment ils s’étaient adaptés.

Cependant, il y a toujours ce que les handicapés entendent autour d’eux, les étiquettes dans lesquelles on les enferme et qui leur font courir le risque de devenir ce qu’elles nomment. « Mais derrière le handicap il y a toujours un trésor et c’est ce qui m’intéresse » déclare-t-elle.

Lors de cette conférence, quatre personnes avaient accepté de témoigner:

Julie, souffrant d’un handicap du spectre autistique, a des problèmes relationnels, des problèmes d’attention et de comportements. Sous le regard bienveillant de sa maman, elle a réussi à faire des études et continue à préparer des diplômes. Elle a, cependant été détectée, qu’il y a deux ans par MBC qui s’est posé la question de savoir si elle devait mettre un nom ou pas sur son mal être. « Plutôt que de se vivre comme pas à la hauteur, j’ai pensé qu’il valait mieux donner le nom du diagnostic. » Pour Julie, la normalité c’est l’ensemble de toutes les différences qui existent. Une bien jolie définition.

Anaïs, souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette, une maladie neuropsychiatrique qui débute souvent avant l’âge de 18 ans et qui se caractérise par des tics moteurs et parfois des tics vocaux a été rejetée à l’école, rejetée par sa famille et par la société. Aujourd’hui auteur et mariée à un homme qui l’a beaucoup aidée par son amour inconditionnel, elle dit « Pour moi ce n’est pas un handicap, c’est un problème avec lequel nous vivons mon mari, moi et nos deux enfants. » Pourtant, ce n’est pas facile non plus pour ses enfants. Son fils se fait traiter d’enfant de folle à l’école. Sa famille lui avait prédit qu’elle n’arriverait jamais à rien faire et qu’elle n’avait même pas droit au bonheur ! L’expérience aidant, elle déclare que l’on peut avoir un handicap très lourd et s’en sortir, mais qu’il peut arriver aussi d’avoir un handicap léger et ne pas s’en sortir. L’essentiel est de s’accepter, de ne pas se battre contre son handicap, mais d’apprendre à vivre avec.

Stéphanie et Stéphane Patureau ont trois enfants : Solène, Simon Sofiane. Simon, au centre de la fratrie, 15 ans actuellement, est handicapé physiquement et intellectuellement depuis sa naissance. Chacun des parents a réagi de manière différente, mais ils se complètent et quand l’un déprime, l’autre lui remonte le moral, c’est ce qui fait leur force. Les parents arrivent à faire beaucoup de choses avec Simon malgré tout et constatent que lorsqu’ils vont se promener avec lui, il est heureux. Et eux aussi, par voie de conséquence. Ils ont appris que le handicap n’est pas une maladie et que l’on peut vivre avec. En revanche, c’est un combat de tous les jours pour gérer le quotidien et faire en sorte que la famille vive normalement, parte en vacances, etc. Stéphanie et Stéphane privilégient les activités auxquelles les deux frères peuvent participer. Sofiane, bien que plus jeune, a finalement le rôle d’un grand frère. Quant à Solène, elle a été suivie par un psychologue à la naissance de Simon. Toute la paperasserie à remplir que nécessite la situation de Simon prend un temps fou et beaucoup d’énergie. Stéphanie estime que l’on ne fera jamais assez de choses en faveur du handicap, mais constate qu’il y a une évolution positive depuis une quinzaine d’années.

En écoutant tous ces témoignages on constate que certains termes reviennent souvent dont adaptabilité et bienveillance.

MBC pose la question de savoir si, justement, l’adaptabilité ne serait pas la clé pour vivre au mieux le handicap ? La capacité d’adaptation fait une richesse de ce qui pourrait être un problème. Le contexte social doit s’adapter. S’il ne s’adapte pas, la personne handicapée ne rencontrera que le rejet. Reste à savoir jusqu’où le contexte social doit s’adapter ?

CDS News – 25 octobre 2018

Dernier ouvrage paru de Michèle Bromet-Camou : « Guérir de sa famille » – Ed Tallandier

Projet pédagogique 2018-2019, socle commun cycle 4

PROJET PEDAGOGIQUE 2018-2019 – SOCLE COMMUN – CYCLE 4

 Domaine 1 : Langage pour penser et communiquer

  • Oral privilégié car ce sont de petits groupes : l’oral est privilégié à Savio quand l’écrit est difficile
  • Langage mathématiques : reformulation systématique
  • Lire et comprendre l’écrit : s’assurer de la bonne compréhension des énoncés

Domaine 2 : Méthodes et outils pour apprendre

  • Feuille de route : organisation dans l’espace semaine
  • Recherche de documents : surligner les mots clés dans les documents ; comprendre les synthèses
  • S’exprimer à l’oral : support exposés ; interventions à chaque fois que c’est nécessaire (conteur, écrivain, don d’organes, pompiers, etc.) ; visites de lieux en fonction du projet pédagogique (musée de la Bande Dessinée à Angoulême, visite de Royan et étude de son architecture contemporaine) ; utilisation des ordinateurs : géo gebra, scratch)

Domaine 3 : Formation de la personne et du citoyen

  • Instaurer le dialogue et l’écoute des autres
  • Oser exprimer ses idées (philo)
  • Respect des règles de vie (à l’école, à l’internat)
  • EMC : définition du citoyen
  • Interventions à d4b, la radio locale
  • Semaine de la Presse avec l’intervention de journalistes ; déontologie du journaliste)
  • Responsabiliser les élèves aux tâches quotidiennes

Domaine 4 : Systèmes naturels et systèmes techniques

  • Résoudre des problèmes (mathématiques)
  • Élaborer une hypothèse à partir d’observations (SVT)
  • Utiliser la carte mentale (ou carte heuristique avec couleurs)
  • Règles collectives pour la sécurité et l’environnement

Domaine 5 : Représentations du monde et activité humaine

  • Se situer dans l’espace temps (frise, tableaux)
  • Enjeux du développement durable : écologie, tri sélectif, réduction des déchets
  • Exercer son regard critique sur des œuvres picturales et sur l’Histoire
  • Savoir argumenter et tenir un raisonnement construit à l’oral

 

 

 

 

 

La Forêt Comestible sur scène !

Débutée en mars 2018, cette belle aventure verra son apothéose le 24 novembre prochain à Melle. De quoi s’agit-il ?

 « La Forêt Comestible » est un projet de comédie musicale initié par deux associations : Tsiky Solidarité de Niort et Kabako de Parthenay et créée avec les élèves de l’École-Collège Savio qui y travaillent depuis le printemps, participant à l’écriture ainsi qu’à la mise en scène. Les Saviotins ont appris à utiliser les instruments de musique africains et la salle des fêtes de la mairie de Saint-Léger de la Martinière où se déroulent les répétitions résonnent des sonorités et percussions des balafon, djembe, dumdum et kenkeni depuis plusieurs mois déjà.

C’est dans les rires et la bonne humeur que les Saviotins ont abordé ce nouvel EPI (Enseignement Pratique Interdisciplinaire) qui les a entraînés à travers différentes disciplines : géographie, musique, chant, danse, théâtre, SVT et littérature malgache.

Cette comédie musicale qui sera jouée le 24 novembre à Melle accompagne un projet de plus grande envergure : l’aménagement de 9 ha de terres agricoles pour nourrir les 550 élèves de l’école primaire publique du village de Marotoala dans le nord-ouest de Madagascar. Cette mission de solidarité menée au profit de cette école rurale comprend, outre la création d’une cantine scolaire, un complément de classes et du soutien scolaire. Tsiky Solidarité fait partie d’un collectif niortais Festisol qui chaque année organise un festival mêlant art et solidarité. Quant à l’association Kanabo, qui travaille autour de la culture mandingue, elle a une expérience du travail avec les jeunes à qui ses musiciens enseignent les percussions.

Grâce aux voyages à Madagascar de la présidente de Tsiky Solidarité, Bruna Fabiola Buisson, et aux films qu’elles réalisent sur place et fait visionner aux Saviotins, les élèves ont pu suivre l’avancée des travaux. Des contacts se sont établis par courrier entre les élèves de Savio et ceux de Marotoala.

Les élèves et les musiciens seront sur scène le 24 novembre à partir de 19 h lors d’un diner-spectacle salle Jacques Prévert à Melle. Venez nombreux, mais n’oubliez pas de réserver, les places sont comptées.

CDS News – octobre 2018

Modalités pratiques : Uniquement sur réservation.

14 € par personne, gratuit pour les moins de 12 ans.

Association Tsiky Solidarité

BP 49134

79061 NIORT Cedex tsikisoli79@gmail.com

06 41 38 35 46 ou 06 21 70 72 84

 

École des parents : compte-rendu de l’atelier du 28 septembre

LE CERCLE DES PARENTS PAS CARRÉS

6e atelier– 28 septembre 2018

COMPTE RENDU

Présentation de la formation CAPÉ ( Certificat d’Aptitude pour devenir un Parent Éclairé) aux personnes présentes. Formation qui sera repoussée de quelques semaines par apport aux dates prévues initialement.

Cette formation ne démarrera que lorsque cinq personnes au moins se seront inscrites car un minimum de participants est nécessaire pour les jeux de rôle qui auront lieu l’après-midi.

Prochaines dates du Cercle des Parents pas Carrés :

  • Le prochain atelier « Comment accompagner les ruptures ? » aura lieu le 8 décembre , de 10 h à 12 h, avec la participation d’Isabelle Jadaud.
  • Le 19 janvier : atelier « Comment accueillir les émotions des enfants ?» avec Émilie Michel
  • Christophe Labrousse sera au Salon du Livre de Niort le 20 octobre où il animer, l’après-midi, une conférence dont le thème est « Regards sur le handicap » en présence de Mme Michèle Bromet-Camou, invitée d’honneur du Salon.

     –     Une nouvelle permanence est à l’étude avec la mairie de Saint-Maixent et Christophe Labrousse a rendez-vous avec le maire de Niort le 22 octobre pour voir s’il est possible d’ouvrir une permanence dans les locaux de la mairie.

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COMMENT ABORDER LES SUJETS TABOUS EN FAMILLE ?

Christophe Labrousse indique aux participants que ce qui est important dans cet atelier c’est qu’ils puissent s’exprimer par rapport à ces tabous. Qu’est-ce qu’un sujet tabou ? Y-a-t-il encore aujourd’hui des sujets tabous  par rapport à il y a dix ans ? Est-ce que cette notion a évolué ? Est-ce que les tabous sont les mêmes qu’il y a dix ou vingt ans ? Prenons l’exemple de la sexualité. Si les mentalités ont évolué, cela reste un sujet délicat en famille. Quant aux médias, ils s’en sont emparé et traitent le sujet avec des dérives très graves. Il faut donc vraiment en parler avec ses enfants.

Un sujet tabou est un sujet dont on ne peut pas parler parce qu’il dérange. Mais qui dérange-t-il ? Il dérange souvent plus le parent que l’enfant car les parents sont d’une génération où ces problèmes n’étaient pas abordés ; ils ont été élevés avec une éducation qui n’offrait que deux propositions : cela se fait ou cela ne se fait pas. Après les grands traumatismes de la Deuxième Guerre mondiale et des guerres coloniales, les enfants étaient élevés dans une « éducation étouffée » où on ne parlait pas des sujets qui fâchent. Nos grands-parents influencés par leur environnement mettaient en œuvre une éducation qui leur paraissait être la bonne réponse.

Aujourd’hui, la violence est très présente chez les enfants, les parents ne jouent pas leur rôle d’encadrement à la maison ; il faudrait trouver une solution via l’éducation. Il y a en éducation actuellement une véritable révolution : ce n’est plus aux parents d’éduquer, mais aux enseignants.

La violence est partout y compris dans les jeux. Le jeu normalement est formateur. Dans le jeu, il y a un gagnant et un perdant. En revanch, on ne dispose pas de trois vies comme dans les jeux vidéos, et il faut savoir perdre : on ne se rend pas malheureux pour un jeu !

Il faut aborder tous les sujets avec ses enfants, y compris les « tabous ». C’est aux parents de le faire car les enfants, s’ils les abordent, sentent que cela met leurs parents mal à l’aise. C’est aux adultes de provoquer ces conversations. Il faut savoir entendre ; c’est compliqué parce que l’on a parfois l’impression de ramer à contre-courant, mais il faut saisir la balle au bond et aller au-devant de ses enfants. Les papas ont souvent du mal à aborder les sujets tabous ; pourtant c’est à eux de le faire car ils rassurent et, aussi, pour les mettre dans le coup de l’éducation.

Quels sont pour vous les sujets tabous ?

  • les secrets de familles (dont l’adultère)
  • l’abandon
  • Le handicap

Comment aborder le handicap avec votre enfant. D’abord quel regard portez-vous sur le handicap ? Quelles sont les clés que vous allez pouvoir donner à votre enfant ? Pour beaucoup de femmes, on assiste à un phénomène d’identification face au handicap. D’autres sont gênés. Le handicap est un terme qu’il faudrait retirer de la langue française. Mieux vaut utiliser le terme différent que celui de handicap. Voilà ce que l’on peut dire à un enfant : cette personne handicapée est née comme cela, c’est triste et malheureux, mais peut-être qu’un jour tu seras papa d’un enfant différent, que l’on voit souffrir et pour lequel on ne peut rien faire.

Il ne faut jamais oublier que tout le monde peut se retrouver handicapé à la suite d’un accident ou d’une maladie.

  • la maladie

Le cancer est une maladie terrible dont on voit les ravages. Il faut en parler en famille. C’est aux parents d’annoncer ce qui se passe, que le parent malade va perdre ses cheveux, être très fatigué à cause des chimios… Il faut faire en sorte que la maladie fasse partie du quotidien afin d’aider les enfants. Sinon ils vont se mettre à cauchemarder et à faire des bêtises.

  • le suicide

Aujourd’hui, un adolescent de 15 à 19 ans sur quatre met fin à ses jours. Pour un parent et surtout pour une mère qui a porté l’enfant c’est intolérable. Il faut surveiller, en particulier lorsqu’il y a un terrain génétique favorable. Ce n’est pas une fatalité. Comment peut-on en parler avec ses enfants ? C’est difficile car un enfant ne conçoit pas que l’on puisse mettre fin à ses jours. Une personne est au fond du trou et trouve néanmoins le courage de se donner la mort ; difficile à comprendre pour un enfant. On peut leur dire : cette personne avait fini de vivre. On peut ajouter : on en parlera plus tard et laisser le temps à l’enfant d’évoluer pour aborder à nouveau le sujet.

  • la violence

Il y a un vrai problème économique dans le secteur des fabricants de jouets car aujourd’hui on n’achète plus un Playmobil, mais un écran. Or le monde de l’informatique est un monde déjà tout créé, formaté et qui empêche de réfléchir par soi-même. Durant le temps passé sur l’ordinateur, sur une tablette ou un écran, l’enfant est absent.

Il n’y a plus de transmission des métiers manuels et la génération des 30-40 ans ne s’intéresse plus ni à la vie de leur commune, ni au monde associatif. Les associations sportives s’inquiètent car de moins en moins de jeunes s’inscrivent pour faire du sport. Plus personne ne s’engage.

  • la mort

C’est compliqué pour un enfant de comprendre la mort. Les contes de Perrault et des frères Grimm sont malsains et préfigurent les jeux vidéos. Jusqu’à 4 ans, l’enfant n’a pas conscience de la mort, à partir de 5 ans il l’intellectualise. Il est important de parler de la mort parce que l’on y passera tous. La mort fait partie de la vie. Pour en parler, on peut prendre l’exemple de la nature : au printemps les fleurs naissent, puis en automne les feuilles tombent. Les enfants ont surtout peur que leurs parents meurent. On entend parfois des parents dirent à leur enfant « tu vas me faire mourir de peur ». Il ne faut pas utiliser ces termes.

La vie continue, la terre continue de tourner. Nous ne sommes là que de passage. Il faut dire à ses enfant s : « nous mourrons  quand nous aurons fini de vivre ».

Il ne fut jamais parler de la mort dans la chambre de l’enfant ; il faut en parler autour d’une table, mais la voiture reste le meilleur endroit pour une conversation de ce genre.

– les addictions (drogue, alcool, écran)

Ne jamais juger, mais expliquer. Aujourd’hui 80% des adolescents fument du shit dans les collèges. On n’a pas encore assez de recul pour bien apprécier les ravages que cela va provoquer. L’alcool est une fuite. L’alcool, comme la drogue, apportent l’illusion du bien-être, la drogue encore plus d’où le danger. C’est comparable aux jeux vidéos.

 

  • la sexualité

Aujourd’hui, on est obligé d’expliquer à nos enfants ce que c’est que la sexualité. Beaucoup ignorent ce que c’est que l’amour, d’éprouver un sentiment, de tomber amoureux et confondent l’acte amoureux et l’acte sexuel. Les hommes ont un véritable travail à faire pour que la femme ne soit pas considérée comme un objet sexuel. Dans l’acte sexuel, il n’y a pas un dominant et un dominé. Il faut insister sur le respect dû à l’autre, c’est un respect mutuel. Il est nécessaire de faire prendre conscience aux enfants que l’on doit respecter l’autre.

Ne jamais embrasser ses enfants sur la bouche ni leur imposer votre nudité. Il y a une frontière à ne pas dépasser, c’est de l’ordre de l’intimité, sinon cela fait des dégâts lorsque les enfants ayant grandi se mettent en couple.

 

  • l’argent

Les enfants vivent chez vous. Il faut instaurer des règles et leur faire comprendre entre autre que vous avez un budget que vous devez respecter. Sinon l’enfant est tout puissant chez vous et cela va engendrer de l’agressivité et de la violence. Il faut toujours leur rappeler le cadre. Vous pouvez faire un contrat d’engagement avec vos enfants, comme c’est le cas à Savio avec les Saviotins. Les règles doivent être clairement édictées. L’argent de poche n’est pas un dû. Les enfants ont des droits, mais ils ont aussi des devoirs tout comme les parents.

  • Les sentiments

Les adolescents ont du mal à exprimer leurs sentiments ; c’est une période de leur vie où ils sont dans la pudeur. Pourtant, il faut être vigilant quand ils commencent à avoir des coups de cœur. Il faut aussi les informer des transformations que leurs corps vont subir. Ces sujets sont primordiaux pour leur construction et ils doivent être conscients qu’ils ne vivent pas dans un monde de bisounours.

Ainsi lorsqu’ils quitteront la maison familiale, ils seront autonomes et sauront faire la part des choses.

 

 

 

La semaine du goût à Savio

La semaine du goût bat son plein à Savio depuis lundi 8 octobre. Amélie, le chef cuisinier, met tout en œuvre pour faire découvrir aux élèves de nouvelles saveurs.

 Dès lundi, Amélie embarquait les élèves dans un voyage culinaire américain avec des hamburgers « faits maison », réalisés à partir de steack haché frais qui permettent une cuisson à point laissant la viande tendre et moelleuse à l’intérieur.

Mardi la cuisine mexicaine a rencontré un franc succès : en entrée guacamole assaisonné suivi de tacos au poivron et au poulet le tout relevé de paprika. Pour suivre un délicieux dessert : les pasteis de nata, sorte de flan pâtissier typique de la cuisine portugaise.

Mercredi, direction l’Afrique du Nord et le Moyen Orient avec des bricks de chèvre au miel en entrée, et retour en Espagne grâce au plat principal : une paella. En dessert ananas rôti aux amandes.

Jeudi, les Saviotins seront en Extrême Orient avec une soupe chinoise et des nems accompagnés des fameuses nouilles chinoises. Amélie cherche encore les litchis qui finaliseront ce repas exotique mais finira par trouver sans aucun doute.

Un atelier découverte des saveurs

Pour accompagner cette semaine du goût, Amélie a créé un atelier « découverte des saveurs » qui s’est tenu mardi après-midi. Grâce à un maraîcher Bio, M. Lehuger, installé à Juillé dans les Deux-Sèvres, elle a pu faite goûter aux Saviotins toutes sortes d’herbes aromatiques : plusieurs variétés de menthe dont la menthe-chocolat, du thym, du basilic, du fenouil, du persil, etc. ainsi que des épices : curry, curcuma, paprika… Le premier constat est que si les enfants connaissent le nom des herbes, ils n’en connaissent pas le goût et ne possèdent pas un palais formé pour ce genre d’exercice. Certains ont trouvé que l’oseille avait un goût de citron ! D’autres qu’elle était sucrée. Ce qui est sûr c’est qu’Amélie aura remédié au problème d’ici leur sortie de Savio et que lorsqu’ils quitteront le collège les Saviotins seront devenus de fins gourmets ! Les élèves ont été très attentifs durant cet atelier : ils se sont étonnés des différentes sortes de menthe et dans l’ensemble ils s’intéressent au Bio, à savoir ce qui l’est ou pas. La cuvée Savio de cette année doit manger un peu plus d’ingrédients Bio que les élèves des années précédentes, en revanche, le challenge de cette année est d’arriver à leur faire manger du poisson !

CDS News –  octobre 2018

 

 

Christophe Labrousse au Salon du Livre de Niort

Le 20 octobre, Christophe Labrousse, éducateur, directeur –fondateur de l’École-Collège Savio et créateur de l’école des parents le « Cercle des Parents pas Carrés » se trouvera au Salon du Livre de Niort. Une occasion exceptionnelle de pouvoir le rencontrer.

À cette occasion, Christophe Labrousse dédicacera la nouvelle édition de son dernier livre « Donner du sens à l’école d’aujourd’hui », un ouvrage indispensable à tout parent qui souhaite devenir un parent éclairé. Christophe Labrousse y aborde les problèmes particuliers de notre époque ainsi que les problèmes récurrents que les parents rencontrent avec leurs adolescents. Il explique également comment il a été amené à concevoir un nouveau système éducatif adapté aux élèves en difficulté.

Vous trouverez aussi sur le stand de Savio toutes les lettres d’information élaborées par Christophe Labrousse et qui, pour chaque situation critique, donne des clés permettant de résoudre la crise. Les thèmes actuellement disponibles soit par mail, soit sur place à La Bertramière ou le 20 octobre au Salon de Niort sont les suivants :

1 –   Puissance et dangers du virtuel

2 –   Les « dys » ou 2 fois 5

3 –   Comprendre son adolescent

4 –   Les modèles familiaux

5 –   Donner du sens

6 –   La phobie scolaire

7 – Le profil de l’adolescent

8 – Nos enfants se disputent sans arrêt

9 – Le rôle précurseur des grands-parents

10 – Peut-on tout dire à son enfant ?

11 – Redonner confiance à son adolescent

12 – Les ruptures de la vie (séparation, divorce, décès)

Christophe répondra le matin aux questions que vous vous posez ; l’après-midi, il animera une conférence sur le thème « Regards sur le handicap » où seront présents M. et Mme Patureau ainsi que Mme Michèle Bromet-Camou, psychologue dont l’ouvrage « Guérir de sa famille par la psychogénéalogie » devrait faire partie de toutes les bibliothèques familiales !

Rejoignez-nous nombreux le 20 octobre à Niort, la journée sera particulièrement riche d’informations pour les familles.

CDS News –